L'Histoire du "Reel du Pendu" 

 

 

     ( Cette histoire est celle d'un homme qui fût condamné à mort pour 

        un crime dont il  était innocent et qui  m'a été racontée par mon père)

 

 

Dans ces temps-là, la peine de pendaison était en cours et lorsqu'un crime grave était commis, le condamné devait être pendu haut et court comme ils disaient dans le temps. Un jour, notre homme qui n'avait commis aucun délit fut arrêté et apporté à l'échafaud, un dénommé Richard.

 

Celui-ci contestant sa culpabilité priant ses bourreaux de le libérer qu'ils commettaient une grave erreur. Mais ceux-ci ne voulant rien entendre lui passèrent la corde au cou et demanda à Richard s'il avait quelque chose à dire avant d'être exécuté. 

 

À cette époque, lorsqu'on accusait une personne d'un crime quelconque, le condamné avait le droit de faire une requête afin de prouver son innocence en posant un geste inhabituel qui serait suffisamment convaincant pour qu'il soit acquitté de son crime.

Notre homme répondit : "Oui, pour vous prouver mon innocence, j'aimerais qu'on m'emporte un violon moi qui n'aie jamais tenu un violon dans les mains, je jouerai de cet instrument. 

 

Les gens du village connaissant bien notre homme restèrent bouche bée à cette requête mais les bourreaux lui accordèrent cette demande et lui emporta un violon. Tous les gens figés devant ce spectacle attendirent de voir pourquoi Richard demandait une chose impossible à réaliser.

 

Notre homme prit le violon, l'accorda à fausses accords et se mit à jouer les yeux remplis de larmes et de désespoir. Il joua comme personne n'avait joué et interpréta un morceau jamais entendu auparavant qu'on surnomma par la suite : "La Reel du Pendu" dont en voici un extrait :

Pour écouter le Reel du Pendu, cliquez sur l'image ci-dessous

 

 

Lorsqu'il eut finit d'interpréter son morceau, il y régnait un lourd silence dans l'audience tellement la foule était ébahie. Richard rendit le violon à son bourreau qui voyant ce prodige ne pu qu'admettre son innocence et lui rendit sa liberté sur le champ.

 

Quant aux témoins qui entendirent Richard ce jour-là, n'oublièrent jamais ces coups d'archet qui firent résonner le violon et ne doutèrent plus de l'innocence de notre homme.

 

 

P.-S.  Cette histoire vient de la bouche de mon père qui l'avait entendu des anciens et s'avère être une histoire authentiquement vraie.

 

 

 

©  2001 Georgette Mallais - Tous droits d'auteur me sont réservés

                                                                                                                                 Georgie

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