La Baie  

( Ce poème décrit la Baie Des Chaleurs dans toute sa splendeur )

 

Au pied du long quai je te vois, oh! baie miroitante

De tes lames, tu balaies tout sur ton passage, telle une rebelle enivrante

Dans ton reflet, tu laisses percevoir la nature dans toute sa splendeur

Quelle ivresse que de t’admirer on ne s’en lasse même durant des heures

 

Quelle chance que tu as de côtoyer tous ces gigantesques bateaux

Tu les enlaces de tes vagues et les fais voguer sur tes flots

Oh! toi, majestueuse baie, entends-tu ces matelots divaguer sur leurs vaisseaux

Bien sûr, je les entends, je connais tout leurs secrets mais je ne dirais mot

 

Ohé! Capitaine de ce grand voilier, où navigues-tu ainsi de si bonne heure

Je me laisse tout simplement emporter par tes flots, belle baie de mon cœur

Laisses-moi encore me bercer sur tes vagues ondulées

Reste avec moi, fais-moi tourbillonner

 

Là-bas sur le quai, quelques passants s’arrêtent pour pêcher

Ils te regardent et ne semblent pas s’en lasser

Comme tu dois en avoir vu des grands paquebots

Oh! oui, ils se laissent emporter bien loin dans mes eaux

 

Tiens, voilà le soleil qui te salues, il vient de se coucher

On entend tes vagues qui claquent contre les rochers

On ne voit plus que la lune qui éclaire toute ta surface

Ton regard s’assombrit, tu est aussi froide que de la glace

 

Te souviendras-tu de moi quand je serai plus grande

Lorsque je reviendrai tremper mes pieds dans tes vagues si tendres

Moi, je réserverai un endroit très spécial dans mon cœur pour toi

Et quand je m’ennuierai, je fermerai les yeux et rêverai tout bas

 

Au revoir, baie de mon cœur, je te salues dans toute ta splendeur

Surtout ne m’oublies jamais et garde moi dans ton cœur

Un jour, je reviendrai et tu seras vêtue de tes plus beaux atours

Eh moi, je naviguerai avec toi pour toujours

 

©  2001 Georgie Mallais - Tous droits d'auteur me sont réservés

 

 

Georgie

 

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