Le Diable, Beau Danseur

( Racontée le 8 juin 1970, par M. Hormidas Lepage (81 ans) de Verner, Ont.,

 qui l’avait entendu raconter dans sa famille, à St-Jacques de l’Achigan (Qué.) dans son enfance. 

Il existe une histoire similaire racontée par les anciens et dont j’ai pris connaissance en Acadie )

 

 

Dans une paroisse, les jeunes gens s’adonnaient fréquemment à la  danse. Le curé avait défendu de danser le dimanche, c’est-à-dire, à partir de minuit entre le samedi et le dimanche. Un bon samedi soir, les jeunes oublièrent la défense du curé et continuèrent la danse du samedi soir jusqu’après minuit. Soudain, un beau monsieur monté sur un beau cheval noir arrive à la demeure où avait lieu la danse. C’était en hiver; le cavalier attache son cheval et entre danser.  

 

 

Le beau cavalier, bien habillé, demande une fille pour danser. L’une des filles accepte. Le cavalier n’avait pas enlevé ses gants. La danseuse aperçoit des griffes qui sortaient des gants. Les gens commencent à avoir des soupçons et envoient chercher le curé.  

 

Le curé reconnut le diable et le chassa sur-le-champ. Après la disparition du beau danseur, les gens sont sortis s’enquérir du cheval. L’animal était disparu, et la neige était toute fondue à l’endroit où le cheval était attaché. On en conclut que c’était le cheval du diable.  

 

 

 

p.-s.   Dans la version qui m’a été racontée, le diable aurait enlevé ses gants et  aurait laissé sur les épaules de sa cavalière deux traces de brûlures et lorsqu’il sortit de la salle, on pu apercevoir des pattes d’un animal avec des sabots, au lieu de ses jambes.

 

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